Économie

Publié le lundi 20 février 2023

Mesurer la pauvreté en France et dans les autres pays européens

Être pauvre, c’est avoir un revenu très inférieur à celui dont dispose la plus grande partie de la population. Mais la pauvreté n’est pas uniquement monétaire. On est pauvre aussi quand on ne peut pas atteindre certaines « normes » de consommation ou de confort. C’est ce que l’on appelle la pauvreté « en conditions de vie ». Pour mesurer ces différents critères, l’Insee réalise chaque année depuis 2004, l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV).

Le dispositif SRCV est la partie française d’une enquête menée dans toute l’Union européenne. Cette dernière sert de référence pour faire des comparaisons entre les États membres sur les conditions de vie et les inégalités.

L’enquête collecte notamment des données sur les revenus, la situation financière, mais aussi sur l’emploi, le bien-être ou la santé. Ces informations sont utiles pour étudier la répartition des revenus, mieux comprendre les phénomènes de pauvreté ou d’exclusion sociale et évaluer l’efficacité des politiques publiques de lutte contre les inégalités.

Dans le contexte actuel, cette enquête est particulièrement importante, car elle permettra de mesurer l’impact de la hausse des prix sur les conditions de vie financières et matérielles en France et de le comparer à celui qu’elle a eu dans les autres pays européens.

Comment se déroule l’enquête ?

Afin de disposer de résultats représentatifs de l’ensemble des ménages résidant en France, il n’est pas nécessaire d’interroger chaque ménage : cela prendrait trop de temps et serait trop coûteux. Un échantillon de logements est donc tiré au hasard. Si vous avez reçu un courrier postal de l’Insee vous invitant à répondre à cette enquête, c’est que vous avez été tiré·e au sort. Une enquêtrice de l’Insee va vous contacter pour fixer un rendez-vous. Il s’agit de de madame Monique GUERIF, elle est tenue au secret professionnel et est munie d’une carte officielle. L’entretien se déroulera en face-à-face. En cas de doute, il est également possible de se faire confirmer l’identité de l’enquêteur·rice via le formulaire de contact, en précisant le nom et prénom de l’enquêteur·rice, et dans la mesure du possible son numéro de téléphone et le nom de l’enquête. Un retour par mail sera fait dans les 48 heures.

Il s’agit d’une enquête en panel : le principe est de suivre les personnes interrogées d’une année sur l’autre, pendant 4 ans. Ce suivi sur la durée permet de mieux comprendre et analyser les situations de pauvreté et leur évolution.

Parce que chaque situation compte, votre réponse est importante

Votre réponse est essentielle pour que la diversité des situations soit prise en compte. En participant à cette enquête, vous représentez près de 1700 ménages français en moyenne !

Vos données sont anonymes, vos réponses protégées

Cette enquête est reconnue d’intérêt général et de qualité statistique, et est à caractère obligatoire. La collecte de cette enquête est placée sous la responsabilité de l’Insee. Le secret statistique garantit la confidentialité de vos réponses. Celles-ci seront utilisées uniquement à des fins d’études statistiques, la loi interdisant tout usage à des fins de contrôle fiscal.

Vos réponses ont permis de savoir que …

Les précédentes enquêtes nous ont ainsi appris que :

  • En 2020, 16,7 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté. Avec un taux à 14,2 %, le niveau de la pauvreté en France se situe parmi les plus bas d’Europe. À titre de comparaison, il s’élève à 16,1 % en Allemagne, 21,0 % en Espagne, 12,2 % en Finlande.
  • En France en 2020, 13,5 % des personnes sont pauvres selon l’indicateur de privation matérielle et sociale. Cela signifie qu’elles cumulent plusieurs difficultés, comme l’impossibilité de s’acheter des vêtements neufs ou de partir une semaine en vacances par an. Cette privation touche davantage les familles monoparentales (32,1%) et les personnes seules (16,6%).

 

 

Vu l’avis favorable du Conseil national de l’information statistique, cette enquête est reconnue d’intérêt général et de qualité statistique, en application de la loi n° 51-711 du 7 juin 1951 sur l’obligation, la coordination et le secret en matière de statistiques. Elle a obtenu le visa n° 2023A039EC du Ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, valable pour l’année 2023 – Arrêté en date du 24 octobre 2022.

Cette enquête est obligatoire. En cas de défaut de réponse, les personnes enquêtées peuvent être l’objet de l’amende prévue à l’article 131-13 du code pénal.

Les réponses à ce questionnaire sont protégées par le secret statistique et destinées à l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee). Ces réponses ainsi que les données obtenues par appariement seront conservées pendant 5 années à compter de la fin de la collecte pour les besoins de l’enquête. Elles seront archivées au-delà de cette durée. À tout moment, leur usage et leur accès seront strictement contrôlés et limités à l’élaboration de statistiques ou à des travaux de recherche scientifique ou historique.

Le règlement général 2016/679 du 27 avril 2016 sur la protection des données (RGPD) ainsi que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés s’appliquent à la présente enquête.

L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee) est seul destinataire des données d’identification (nom et coordonnées), ainsi que les Archives de France, conformément aux dispositions de l’article L. 212-4 du code du patrimoine. Elles seront conservées par le service producteur pendant la durée du panel, soit 4 ans.

Les personnes enquêtées peuvent exercer un droit d’accès, de rectification ou de limitation de traitement pour les données les concernant pendant la période de conservation des données d’identification. Ces droits peuvent être exercés auprès de l’Insee, que vous pouvez contacter à l’adresse  : contact-rgpd@insee.fr. Pour toute question relative au traitement de vos données, vous pouvez contacter le délégué à la protection des données du Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique à l’adresse suivante : Ouvrir dans un nouvel ongletle-delegue-a-la-protection-des-donnees-personnelles@finances.gouv.fr.

Vous pouvez également introduire une réclamation auprès de la Cnil.

 

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